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Articles sur le temps qui passe, lecture de nouvelles , art et histoire, Var, Provence.
Dans cette ville au passé riche en événements historiques, le rocher vous toise du haut de ces 80 mètres. Sur le
sommet de cette gigantesque pierre qui semble façonnée au burin reposent l’église romane du XIIème siècle
et la tour, seul élément du château féodal
gardéen qui reste encore
visible.
Ce rocher isolé au milieu d’une plaine alluviale est une véritable énigme géologique.
Comparé au mont Coudon situé un peu plus au nord et qui culmine à 702m, ce petit
rocher peut paraître bien insignifiant. Néanmoins, le mystère qui entoure l’origine géologique de ce rocher fait qu’il reste beaucoup intéressant que son frère aîné.
Les avis divergent sur son origine.
Commençons par la plus sérieuse :
Ce rocher serait un dyke, c’est-à-dire un filon de roche volcanique remonté dans une fissure puis solidifié.
La roche volcanique se serait insérée dans une couche de nature géologique différente ce qui avec le temps, après une forte érosion, aurait laissé un amas rocheux isolé au milieu d’une plaine. Le
nom « dyke » est d’origine néerlandaise, il signifie digue en analogie à la barre rocheuse qui peut se constituer après une très forte érosion.
Le rocher est constitué essentiellement d’un roche de couleur marron tirant légèrement sur le vert qu’on appelle andésite (très répandu dans la Cordillère des Andes d’où le nom). De
cette pierre, ont été tirés les pavés qui couvrent encore certaines rues du vieux Toulon. Le nom précis de cette pierre est le porphyre vert qui est une andésite basaltique.
A la fin de l’ère primaire (-250 millions d’années), une météorite a percuté la Terre au niveau des Malouines provocant une réaction aux antipodes sur la couche terrestre au niveau de la Sibérie. La zone de La Garde, au centre de ces deux points terrestres, aurait subi les effets de l’onde de choc.
Cette supposition reste peu vraisemblable depuis que des mesures précises[1] font remonter l’origine du rocher à 170 millions d’années.
Le mystère demeure car il n’y a aucune certitude : les géologues supposent…
Après tout, il est tentant de penser que ce rocher n’est pas là par hasard et qu’il influence depuis très
longtemps la population environnante. Un rocher qui irradie aux alentours une onde bienfaisante que le gardéen ne démentira pas.
[1] Mesure de l’argon par la méthode Cassignol-Gillot
Publié le 13/11/2009 à 05h40 dans La Garde Toulon