Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /2009 17:37

ecudor.jpgDepuis des siècles, des trésors ont été cachés peut-être près de chez nous. Ces fortunes, grosses ou petites, n’ont parfois jamais été récupérées. Nombres de propriétaires sont morts emportant avec eux le secret de leur cache. Aujourd’hui plus que jamais, la technique aidant, des hommes partent à la recherche de ces trésors enfouis. Ces hommes ont déjà trouvé la fortune, non parce qu’ils ont déniché des ducats, des louis ou des piastres mais parce qu’ils ont fait la démarche de s’engager dans un voyage qui remonte le temps. Un voyage parsemé de moments forts, de recherches, de symboles énigmatiques, d’enquête qui au final nous fait sortir du temps présent pour aller divaguer, où tout est possible, vers un passé adapté à notre propre imaginaire.
Trois trésors qui sont dans l’inconscient collectif avec des informations exclusives sur leur emplacement :
-     Trésor des templiers (1307 après la rafle de Philippe Le Bel) estimé à 300 milliards d’euros composé de pièces d’or, de bijoux et d’objets précieux.
Cachette : château de Val-de-Croix (Valcroz) aujourd’hui disparu (Haut Var) ;
-    Trésor de l’île Cocos (Costa-Rica) dans le Pacifique, 5° 32’ 18’’ Nord – 87° 04’ 03’’  Ouest, composé en partie de la cargaison du Mary Deare, un brick parti de Lima en 1820 avec tout ce que la ville comptait de précieux (chandeliers en or, candélabres, objets de culte, vaisselles en or, capitaux privés composés de pièces d’or, des caisses pleines de rubis, de diamants et d’émeraude, etc.).
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Les Espagnols quittent la ville pour échapper aux troupes indépendantistes du général San Martin. Le brick, dont la destination initiale était l’Espagne, est détourné peu après son départ. Le butin est caché sur l’île Cocos. Il est estimé à 700 milliards d’euros. Franklin_D__Roosevelt_Cocos_Island.jpg
Pour l’anecdote, Franklin Roosevelt, en 1910, alors âgé de 27 ans entreprit des recherches sur l’île ;
-    Trésor des Incas composé de siècles de « récolte » d’or en terrain « fertile » soit 1500 milliards d’euros. Il s’agit du trésor du grand Paytité ou Enim, soit le roi doré, l’El Dorado.
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Il est localisé par Walter Raleigh en 1617 mais celui-ci de retour en Angleterre sera condamné à mort dans des circonstances étranges. Il n’a laissé aucun indice.

Plus modestes mais si proches : 
          -   Sous la basilique-cathédrale Notre-Dame Treille à Lille ;
          -   8 galions avec 8000 kg d’or au large de La Napoule (Alpes Maritime) ;
          -   Des trésors emmurés à Orchies dans le Nord de la France ;
          -   Rennes le Château, celui de l’abbé Saunière.
Merci à Robert Charroux pour ces informations.

Le thème de la chasse au trésor redeviendrait t-il à la mode ? On peut répondre par l’affirmative en constatant l’engouement pour les douze énigmes de Dalmas. Il s’agit d’une chasse au trésor organisée.
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Le chemin pour atteindre ce trésor, un crâne doré à l’or fin caché en France, est jalonné de douze énigmes, dignes du Symbole Perdu, le dernier roman de Dan Brown. Outre le crâne (est-il offert au gagnant ?) s’ajoute une somme de 150 000 euros. Comme pour la chouette d’or de Max Valentin, les organisateurs dont l’idée n’a qu’un but mercantile (achat d’un livre pour débuter la course au trésor) ont bien choisi leur période. Ils surfent sur une vague d’engouement pour les objectifs identifiés qui est d’autant plus forte dans un monde où tout est incertain : crise économique, réchauffement climatique, épidémie planétaire, etc.

Cette soif de « trésor » est comparable à celle ayant existée lors de la seconde guerre mondiale. Rien d’étonnant à ce que les albums de Tintin, Le Secret de la Licorne (1943) et le Trésor de Rackham le Rouge (1945) aient été écrits par Hergé pendant l’occupation.
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Quelle soit course ou chasse au trésor, face au monde emprunt de sinistrose, l’apprenti Indiana Jones cherche l’évasion. Evasion au coin de la rue, mais vers une autre époque pour fuir un monde de plus en plus compliqué et décevant. Le but implicite est bien de remonter le temps, de voyager à travers les siècles. Pour être plus précis, il s’agit de s’approprier une parcelle de temps passé, de prendre le relais d’un geste qui s’est réalisé il y a plusieurs siècles parfois.

21 avril 1531, La Garde près de Toulon,

Décidé à cacher ses maigres richesses, Ambroise Saveur approchait du chêne centenaire à la branche cassée qui borde le chemin qui mène à Toulon. Après un rapide tour d’horizon du regard, il commença à creuser un trou entre les grosses racines.
Après avoir accueilli un petit sac de cuir, le trou fut vite rebouché et recouvert de feuilles. Ambroise venait de mettre à l’abri quelques pièces d’or et un bijou transmis depuis des générations dans sa famille.
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Le lendemain, les hommes de Barberousse envahirent le village de La Garde perché sur le rocher d’andésite. Ambroise et sa famille furent massacrés.

Le 7 décembre 2009, à la Saint Ambroise, Michaël A. armé d’un détecteur de métaux, en quête de trésors mais aussi décidé à remonter le temps « chassait » dans les environs de La Garde. Un vieil arbre, un chêne mal équilibré dont une branche maîtresse manquait, attirait son attention. Il y a souvent des choses enfouies au pied d’arbre remarquable…
Le son de son appareil était clair : sous la terre se trouvait un objet métallique. A l’aide d’une petite pelle, Michaël exhuma les restes d’un sac de cuir. Les écus d’or au soleil (des écus sol) et le bijou tombèrent sur le sol, la ligne du temps fut recollée entre Ambroise et lui. 

Par Kronos - Publié dans : Le temps
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