
Le 14 mars 1989, Zita, l’épouse du dernier empereur d’Autriche, a rejoint son mari dans le repos éternel. Elle repose en paix à Vienne dans la crypte des Capucins lieu des sépultures de la
famille Habsbourg.
Zita de Bourbon-Parme est née en 1892 près de Viareggio dans la villa delle Pianore en Italie mais elle est intimement liée à la France.
Liens avec la France ou de Zita à Louis XIV :
En rouge, la lignée de Parme et en bleu celle de Bourbon.
Zita est issue des 2 lignées.
Ce sont ses grands parents qui font se rejoindre les 2 branches familiales.

Philippe Ier est le fondateur de la dynastie des Bourbons de Parme. Il épouse sa cousine Elisabeth de France avec qui il a des grands parents communs. C’est son père Philippe V (1701) qui lui
attribua le duché de Parme. Philippe Ier naît du second mariage de Philippe V et d’Elisabeth Farnèse.
Philippe V fut le frère de Louis XV et le fils de Louis de France duc de bourgogne qui était le petit fils du roi Louis XIV.
Par ailleurs, le frère de la grand-mère de Zita était Henri V, comte de
Chambord dernier descendant français de la branche aînée de la maison des Bourbons. Il était marié à Marie-Thérèse de Modène, archiduchesse
d’Autriche Este. Voir l’article : L’abbé Saunière et la famille des Habsbourg
d’Autriche.
Mariage avec Charles 1er, dernier empereur d’Autriche :
Après une jeunesse paisible, Zita entra dans l’histoire en épousant Charles 1er qui deviendra peu après empereur d’Autriche. Elle devint donc impératrice en 1916. Mais dès la fin 1918, elle vécut de plein fouet l'écroulement de l'Empire austro-hongrois puis l'exil bien loin du standing attendue par une impératrice.
En 1922, son mari meurt d’une pneumonie et contrairement à la tradition des Habsbourg, il ne repose pas dans la crypte des Capucins à
Vienne. Il est enterré sur l’île de Madère à Funchal dans l'église Nossa Senhora do Monte. Zita devient veuve à trente ans alors qu’elle était enceinte de son 8ème enfant.

Elle doit assurer l'éducation de ses huit enfants dans des conditions souvent difficiles. Elle commence une vie d’exil dont les étapes multiples (l'Espagne, la France, la Belgique, le Canada, la
Suisse et les Etats-Unis) marquent son existence.
Dès 1930, les Habsbourg dénoncent la menace allemande. L'annexion de l’Autriche par Hitler entraîne une résistance antinazie que la
famille soutint par tous les moyens, notamment en insufflant un élan patriotique monarchique seule alternative viable face à la menace Nazie. En 1940, la famille se réfugie aux Etats-Unis et
s'efforce d'obtenir auprès des Alliés l’assurance que l’Autriche ne tombera pas aux mains de Staline.

Zita est de retour en Europe en 1953 et vit chichement et surtout discrètement en restant fidèle aux principes catholiques qu’elle suit à la lettre.
Soixante-trois ans après son départ d’Autriche, en 1982, grâce à l’intervention du roi d’Espagne Juan Carlos, elle retourne en Autriche où son retour est un triomphe.
Cette dame force l'admiration et le respect. Il fut à la fois chrétienne, souveraine, épouse, mère et grand-mère. Elle reste un modèle pour ceux qui ne se résignent pas au goût de notre époque pour le superficiel et l'éphémère.
Procès en béatification :
Son mari, Charles 1er a été béatifié en 2004 (=> lire ce lien). Sa fête liturgique est le 21 octobre 1911, le jour de son mariage avec la princesse Zita. En 2008, le procès en béatification pour le cas de Zita a été ouvert à l’évêché du Mans. Les auditions des témoins les plus âgés ont débuté ainsi que le travail de la commission historique. Le chemin à parcourir est encore long. Pour son mari, le procès a duré 55 ans.
Il existe déjà dans l’histoire de la religion catholique des couples qui ont été béatifiés. Zita et Charles 1er ne seraient donc pas les premiers.
Au-delà des valeurs hautement pieuses qu’incarnait Zita, et qui ont encouragé l’ouverture d’un procès en béatification, il s’agit
également pour l’Eglise de mettre en valeur les principes de la famille. Un couple tel que celui de Charles et Zita peut toujours être un exemple pour des couples en quête de modèles conjugaux.
Par ailleurs, bien qu’engagés en politique, ils ont toujours été accompagnés d’une véritable foi et de valeurs morales irréprochables.
Ce procès a lieu en France d’une part parce que Zita a des attaches très fortes avec la France (voir en début d’article les origines de Zita), d’autre part, parce que la langue française a toujours fait partie de l’environnement de l’impératrice. C’est, par exemple, en français que les échanges de consentement de son mariage eurent lieu.
Actuellement, le procès est en cours. Vous pouvez obtenir toutes les réponses aux questions que vous posez sur ce site http://www.beatification-imperatrice-zita.org/pages/francais/accueil.php spécialement créé pour soutenir la béatification de Zita.